Monts du Cézallier : mont Chamaroux depuis La Godivelle

Retour dans le présent pour ce récit ! L’objectif initial était de passer deux jours dehors avant la reprise du travail. Si je pensais dans un premier temps aller faire un tour du coté des Monts d’Aubrac, le peu de ressources trouvées sur d’éventuelles randonnées en boucle de deux jours, m’ont fait chercher dans un coin plus proche de la maison : les Monts du Cézallier. Et puis la météo n’étant pas optimiste pour le premier jour, nous avons réduit à une journée de marche. Le choix c’est donc porté sur le Mont Chamaroux en partant de La Godivelle, plus haute commune du Puy-de-Dôme, nichée entre le lac d’en Haut et le lac d’en bas et sa tourbière protégée.

Du haut de ses 1 476m, le Mont Chamaroux situé dans le Puy de Dôme en limite du département du Cantal se caractérise par son sommet dégarni. On raconte que les samedis de pleine lune de superbes créatures se réunissent sur « ce jardin des fées ». Mais prudence… (office intercommunal du Cézallier)

S’il n’existe pas de tracé balisé, il semble qu’il y ait de vagues pistes ou sentiers sur la carte IGN. Je trace donc vite fait un parcours sur Openrunner, en espérant que nous puissions réaliser ce parcours sans embuches. Je m’attends tout de même à devoir franchir quelques clôtures et traverser quelques troupeaux d’Aubrac ou de Salers car nous allons marcher dans leur domaine. Certains disent qu’il y a plus de vaches que d’habitants dans ce coin isolé entre Puy-de-Dôme et Cantal :-).

La Godivelle – Mont Chamaroux.

Après une nuit au gite des Sagnes et son accueil particulier, nous partons depuis la place du village devant l’église Saint Blaise avec son fronton aux sept péchés capitaux, et la plus grande fontaine du département.

Petite descente jusqu’au lac d’en Bas (lac d’origine glaciaire) et sa tourbière protégée (Réserve Naturelle des Sagnes de La Godivelle). Trois vététistes tentent de rejoindre le Mont Chamaroux à travers champs et sont vite rattrapés par l’agriculteur du coin avec son gros 4×4 qui leur fait faire demi-tour. On ne les reverra plus alors qu’il suffisait, comme nous, de suivre la piste semi-goudronnée qui mène au buron des Preumeries Hautes.

Premier franchissement de clôture : les passages de pistes sont prévus pour être ouverts mais il faut jongler à chaque fois avec la double clôture électrique et ses poignées isolées plus ou moins facile à décrocher, et la clôture barbelée plus lourde à décrocher. On a le choix entre la petite secousse désagréable ou les griffures :-). La piste se fait maintenant moins visible et il faut chercher les fameux passages qui vont nous éviter de ramper sous les clôtures ou de se faire électrifier les joyeuses, tout en évitant les vaches :-).

Premier raccourci entre deux courbes pour éviter quelques vaches et nous continuons de monter vers le buron le Bos Taveix où il me semble apercevoir une petite tâche blanche au milieu du pré.

Sisi, il y a bien quelque chose sur la photo :-). La petite bête curieuse va même me laisser jusqu’à 2-3 mètres des deux sorties de son terrier depuis lesquelles elle va sortir et rentrer fréquemment pour nous observer. Probablement une hermine, mais je ne suis pas spécialiste. Nous en avons vu d’ailleurs fréquemment traversant les routes devant la voiture pendant le week-end.

Nouvelle barrière et nous poursuivons notre ascension qui va nous mener sur la Montagne de Chamaroux, au pied du Mont chamarous, plateau frontière entre Puy-de-Dôme et Cantal. De là on peut observer, le massif du Sancy, au nord, les monts du Cantal, au sud, le Signal de Luguet point culminant du Cézallier et le lac de Saint Alyre et ses tourbières. Nous ne sommes plus très loin de notre but qui se montre enfin et les grandes plaines herbeuses qui nous entourent ont un petit air de Mongolie.

Quelques zig et zag imposés par un troupeau de vaches Salers et quelques clôtures et nous attaquons enfin le ressaut final. Quelques 70 mètres de dénivelée et nous voila au sommet du Mont Chamaroux (1476 m).

Mont Chamaroux – La Godivelle.

Pause de courte durée car le temps n’est pas au beau fixe et nous entamons le chemin du retour. J’ai choisi de ne pas revenir par le même chemin. Il semble y avoir une piste sur la carte IGN qui passe par le buron de chaussiguié Haut, le plateau des Gardous, le buron et la ferme de la Loubeyre. Depuis le sommet, cette piste à bien l’air d’exister et elle devrait nous permettre un franchissement facile des différents pâturages.

De plus les vaches s’avèrent plutôt craintives et ont tendance à détaller à notre approche ce qui nous évite de gros détours. Nous arrivons donc sans soucis sur le plateau Les Gardous. Nous sommes vraiment seuls au monde !

A l’approche de La Grande Chaudière, nous tentons de contourner un troupeau complet de vaches Aubrac en restant du bon coté de la clôture électrique. Après 2 minutes d’observation, tout le troupeau se met à détaller d’un seul coup. C’est un légèrement impressionnant ! Du coup un veau  a réussi à passer sous la clôture le séparant du reste des vaches, et il n’ose plus la repasser par ce que ça le chatouille légèrement quand il touche le fil :-). Après quelques instants d’hésitation, il va quand même refaire le chemin inverse et rejoindre sa mère.

Nous pouvons donc retourner sur la piste et poursuivre notre progression vers le buron de la Loubeyre. Nous avons de nouveau les lacs d’en haut et d’en bas autour du village de la Godivelle en ligne de mire. Un dernier troupeau de Salers et nous arrivons à la ferme de la Loubeyre où nous retrouvons la route qui va nous ramener à La Godivelle.

Une bonne petite rando sympathique terminée. Le coin est bien sympa et doit se prêter à de superbes ballades en raquette l’hiver (la neige doit faciliter le franchissement des barbelés !). Pour les amateurs de solitude, c’est vraiment le coin idéal. Les fées ne se sont pas montrées, mais nous ne sommes pas passés de nuit ….

Le parcours.

Vous pouvez visualiser le parcours réalisé ici :

Cette trace GPS a été relevée sur place et est fournie à titre indicatif. Le parcours n’étant pas balisé, il faut suivre au mieux les « pistes » existantes afin de trouver des passages aisés au niveau des nombreuses clôtures électriques et barbelées qui jalonnent le parcours. Éviter les jours de brouillard car il n’y a pas beaucoup de moyens pour s’orienter et les tourbières sont nombreuses dans le coin. Le cheminement doit être plus aisé en hiver avec la neige qui doit recouvrir en partie ces clôtures. Je pense que c’est un coin sympa pour faire de la raquette.

Photos.

_MG_4302-2 Retrouvez les photos de la randonnée ici.

2 commentaires Ajoutez le votre

  1. mayake dit :
    vous allez tous en Sibérie ma parole! Quel goulag quand même!
  2. Sauf que les tigres locaux sont roux avec des cornes !

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